COMMENTAIRES DE L’ASSOCATION.
Sur les événements récents : -
- Pour nous et la population de Salin de Giraud, tout semblait clair, les seules inquiétudes venant du zèle tardif que mettaient tous les élus de gauche, sous la conduite de Mrs Schiavetti et Vauzelle à tenter de faire remettre en question les décisions de l’Etat sous des prétextes fallacieux et politiciens.
- Le président de la communauté d’agglomération d’Arles, Crau, Camargue, Montagnette, Mr Vulpian , a même déclaré qu’il ne voulait pas de « Salin commune » dans sa communauté et qu’il la dissoudrait si cela se faisait. Cela se passe encore hors procédure et dans la plus complète illégalité.
- C’est alors que nous apprenons le 6 décembre par la presse locale que le préfet aurait signé un arrêté de non création, cette presse nous apprenant en outre que c’est Mr Guaino, camarade de classe du maire d’Arles, qui, dans l’avion qui les ramenait d’Algérie avec Mr le Président de la République, aurait appris cette décision à Mrs Vauzelle et Gaudin, ennemis politiques mais tout à fait complices dans le partage de leur main mise dans la gestion régionale.
- Vous comprendrez que cette décision contradictoire et totalement inattendue, les principaux intéressés ayant été mis soigneusement à l’écart aussi bien dans la préparation que dans la conclusion de cette infamie faite aux habitants de Salin de Giraud, nous a étonné au plus au haut point.
- Le 16 décembre, nous avons enfin eu un courrier de la Préfecture avec un exemplaire de cet arrêté dont les considérants, tous plus absurdes les uns que les autres, ne font que reprendre les arguments développés hors procédure par des opposants de dernière heure soucieux de garder leurs privilèges en se moquant totalement d’une population désespérée par tant de mensonges et de mépris.
- Enfin une entrevue bien tardive avec Mr le Sous Préfet le 27 décembre 2007 n’a fait que confirmer la brutalité de ce revirement de l’Etat alors que tout était prêt pour la création de notre commune, l’arrêté de circonstance de rejet de la création ayant été bâclé en quelques heures au dernier moment.
- Personne au niveau des ministères n’a eu le courage, malgré nos demandes, de nous donner une explication franche, ce qui fait que nous ne pouvons que relayer les divers bruits auprès de la population.
- Le fait que Monsieur Borloo dise par la suite que c’est lui qui avait pris la décision de non création est tout à fait illégal et constitue un abus de pouvoir hors procédure sachant que son ministère n’est pas décideur en la matière et que c’est le Préfet qui était souverain sur cette décision selon le texte de loi du CGCT. - Nous ne comprenons pas pourquoi l’Etat s’est ainsi parjuré envers les 2100 Saliniers qui avaient cru que leurs aspirations centenaires de pouvoir gérer leur village étaient enfin exaucées et qui avaient payé de leurs deniers pour atteindre ce but.
Comment la démocratie locale qui s’est si souvent manifestée à Salin a pu ainsi être bafouée ?
Sur l’arrêté de non création :
Nous ne donnons ici que nos premiers commentaires sur le fond.
- Premier considérant. Il n’y a pas eu de consensus.
Les rappels du premier paragraphe sur le déroulement de la procédure montrent exactement le contraire. Seul en fait Mr Schiavetti a mené la fronde à la mairie et au conseil général pour obtenir de manière autoritaire (par des votes à mains levées) des avis défavorables qui d’ailleurs n’avaient pas valeur de décision dans la procédure. Comment peut on parler des réserves du commissaire enquêteur alors qu’il conclut en disant qu’il n’est pas possible de refuser la création d’une commune à Salin de Giraud ?
- Second considérant. Pas de viabilité financière.
Jamais personne n’a contesté notre dossier sur ce point. De plus, vingt cinq dossiers complets ont été distribués aux instances régionales en juillet 2005. Celles ci, après étude, n’ont pas eu de remarques à nous faire. Quant à la dette d’Arles, c’est un comble ! Le maire n’arrête pas de dire qu’il a résolu le problème. De plus, au prorata de la population, cela ne ferait éventuellement que 4% de cette dette. Enfin, après examen des investissements sur Salin par rapport aux sommes payées par les Saliniers, ce serait Arles qui aurait une lourde dette envers notre hameau. Tout ceci n’est donc pas fondé d’autant plus qu’aucun document ne prouve cette soi-disant non viabilité financière, le commissaire enquêteur confirmant même dans son rapport que la commune serait parfaitement viable sans aucun préjudice pour Arles! Ses réserves au sujet des finances sont purement subjectives car la ville d’Arles ne lui a jamais fourni d’éléments financiers se disant incapable de séparer le budget de Salin de celui d’Arles. Il faut juger sur des faits !
- Troisième considérant. On peut satisfaire les habitants de Salin autrement.
Comment expliquer qu’en un siècle cela n’ait jamais été fait. A chaque refus, on fait des promesses qui ne sont jamais tenues et qui motivent une nouvelle demande de scission.Salin est sous développé (pas de crèche, pas de maison des jeunes, pas de maison de retraite, pas de zone artisanale, une traversée du Rhône ruineuse digne du fin fond de l’Afrique, …) et toutes les demandes des Saliniers sont considérées avec condescendance. De quoi vous mêlez vous : nous à Arles, on pense pour vous. Ceci est d’autant plus vrai que les Saliniers ne sont représentés directement dans aucun organisme public (syndicat d’agglomérations, syndicats mixtes) alors que ce sont eux qui ont façonné la basse Camargue et en ont pérennisé l’existence.
- Quatrième considérant. L’identité du territoire menacée.
Arles ne subirait aucun préjudice et ce serait un souci de moins pour le maire d’Arles qui se plaint de la trop grande étendue de son territoire. Quant à la façade maritime, c’est du délire car Arles n’a jamais rien fait pour la préserver ou pour l’aménager. Actuellement, c’est en fait une zone de non droit. Il n’a jamais été à l’ordre du jour d’interdire l’accès aux plages aux habitants d’Arles.Pour l’identité de la Camargue, ce sont les Saliniers et les propriétaires terriens qui ont le plus œuvré pour la forger en respectant la ruralité si étrangère aux Arlésiens. Quant à la ville centre, étrange concept alors que la presque totalité d’Arles est en dehors du territoire camarguais et du Parc Naturel de Camargue !De plus, comment était la Camargue il y a 2000 ans ? Le découpage administratif actuel date au plus de 80 ans (depuis le dernier détachement de la commune de St Martin de Crau).Quant à la politique du Parc Naturel de Camargue, pourquoi ne pourrait-elle pas être menée avec une commune supplémentaire (et même de deux communes car l’adhésion de Port St Louis du Rhône au Parc de Camargue est à l’ordre du jour) alors que le nombre moyen de communes dans les 45 Parcs régionaux est de 83 ! Cela enrichirait au contraire cette gestion grâce à l’avis d’habitants au centre de la ruralité. Enfin, l’ajout d’une commune n’est en rien préjudiciable avec les démarches législatives en cours puisque cela est prévu dans les statuts du Parc de Camargue sans que le législateur n’ait à intervenir.
On voit donc que tout ceci est donc uniquement subjectif et ne se base sur rien de réel. Cet arrêté de non création a été pris dans l’urgence pour satisfaire quelques potentats locaux et ceci au mépris de l’avis des deux ministres qui eux avaient pris le temps d’étudier notre dossier.
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