Présentation de Salin

                                                 

                                            STOP

                Association pour Salin Commune

 

                  8 rue du Bois - Studio 10 - 13129 Salin de Giraud – 06 08 94 98 00

                        ass.salincommune@orange.fr  -  www.pour-salin-commune.com

                                  

                                                                                                            

Présentation de Salin-de-Giraud


Situation géographique 

Salin-de-Giraud est un village situé sur le territoire de la commune d'Arles dans les Bouches-du-Rhône (canton d'Arles-Ouest), à plus de 40 kilomètres du centre-ville d'Arles. Il se trouve au sud-est du delta de la Camargue et est  situé en rive droite du grand Rhône. Il est considéré légalement comme un hameau car, situation totalement absurde et unique en France, il n'est même pas commune alors qu'il compte environ 2080 habitants.

 La superficie du territoire de Salin de Giraud (délimitée par le code postal 13129) est de 20 586 ha pour un périmètre de 76 Km. Salin de Giraud compte 30,25 Km de façades maritimes et 17,90 Km de digues sur le Rhône. Le territoire est découpé en 38 parcelles cadastrales.

Le territoire de Salin de Giraud compte une totalité de 64,018 Km de voiries qui se répartissent de la sorte  :

Ø      30,8 Km de voies de circulation,

Ø      9,375 Km de chemins ruraux,

Ø      13,120 Km de voies communales,

Ø      7,048 Km de voies publiques,

Ø      3,675 Km de voies privées communales.

 Communes voisines :  

Port Saint Louis du Rhône, rive gauche du grand Rhône (8 207 habitants, 7 338 ha), érigé en commune par séparation de la ville d'Arles en 1905, et qui est donc devenue prospère.

            Les Saintes Maries de la Mer à l’Ouest (2 509 habitants, 37 461 ha), important centre touristique mondialement connu.

Situation démographique

  • Salin de Giraud est peuplé de 2 087 habitants au dernier recensement de 1999 alors que sa population s’élevait à 2 411 habitants en 1990 et à 3000 en 1970. Depuis 1982, Salin de Giraud a perdu 13,44% de sa population.

            Ceci s'explique par une diminution d'activité et donc d'effectifs des deux usines non compensée par la création de nouvelles structures d'emploi pour la population.

Le temps est donc fini où les Saliniers vivaient repliés sur eux mêmes et c'est maintenant de l'autre coté du Rhône, dans la zone industrielle de Fos qu'ils doivent chercher leurs emplois. Le mode de franchissement actuel du Rhône par deux bacs se révèle donc totalement obsolète et contraint les plus jeunes à déserter le village.

Ce n’est pas la future mise en service d’un nouveau bac et de nouvelles passerelles d’accostage qui régleront le problème (22 millions d’euros de dépenses inconsidérées !)  Il y a actuellement des difficultés de mise en service, au moins 3 mois de retard, assez mystérieuses pour les habitants car ni la Municipalité ni la Presse ne daignent les informer.

Seule la construction d'un pont permettra de les maintenir à Salin et incitera d'autres personnes à venir dans notre village. Le bac, c'est bon pour les touristes qui le prennent deux ou trois fois par an et qui voudraient que la traversée dure bien plus longtemps !

  • Dans la même période (de 1982 à 1999) la ville d’Arles a perdu 1,86% de sa population urbaine au profit de ses quartiers périphériques. ·                     Entre1982 et 1999 Salin de Giraud a perdu proportionnellement 7 fois plus d’habitants que la ville d’Arles.

 Histoire 

Salin-de-Giraud a été créé en 1856 lors de l'implantation de la société Merle. Cette société d'exploitation du sel était chargée à l'origine de produire le sel pour l'usine chimique de Salindres qui produisait de la soude caustique.

  Tentatives d’ériger Salin en commune

         Devant l’absurdité de sa situation administrative, les habitants ont de tout temps voulu passer commune. Ils ont formulé 6 demandes d'autonomie, en 1904, 1945, 1947, 1971, 1982 puis 2001. Cette dernière demande, conduite par l’association STOP (Salin Traditions Ouvertures Projets) et soutenue par le député-maire des Saintes-Maries-de-la-Mer, Roland Chassain, n'a pas abouti et Salin-de-Giraud est resté pour son malheur  rattaché à Arles.

Par lettre en date du 15 février 2007 , le Ministre délégué aux Collectivités territoriales Brice Hortefeux autorisa l'émancipation administrative de Salin-de-Giraud qui devait ainsi obtenir son indépendance par rapport à la ville d'Arles et devenir en 2008  la 120e commune des Bouches-du-Rhône, et se classer au 7e rang national des communes les plus étendues territorialement.

Mais le préfet de région Michel Sappin a finalement rejeté la demande de création de la commune de Salin-de-Giraud. (Cf rubrique déroulement de la procédure). Parmi les opposants ayant œuvré contre la scission on peut compter : le maire d'Arles, Hervé Schiavetti, commune de tutelle, le président général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guerini, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin et le président de la région et ancien maire d'Arles Michel Vauzelle, qui se sont tous prononcés contre la scission avec la ville d'Arles. 

Tous ces opposants ont œuvré illégalement en dehors de la procédure et se sont entendus entre eux pour dénigrer la demande des Saliniers auprès du conseiller de la présidence et ami de Hervé Schiavetti, Mr Guaino, afin d’obtenir in extremis cet arrêté de non création (avec des arguments tous aussi absurdes les uns que les  autres)  alors que le préfet était monté à Paris avec un arrêté de création.

Devant le refus du Préfet d’ériger Salin en commune, nous avions déposé une demande d’annulation de cette décision devant le Tribunal Administratif le 8 janvier 2008. Ce tribunal a confirmé la décision du Préfet lors du jugement du 5 octobre 2010, soit presque 3 ans plus tard. Devant les arguments invoqués, vous avons l’impression que notre mémoire en appel n’a même pas été lu.

En début de cette présentation, nous vous indiquons le moyen de consulter ce jugement ainsi que nos premiers commentaires.

 Nous avons fait un recours devant la Cour Administrative d’Appel le 3 décembre 2010 et nous attendons un nouveau jugement dans un délai de 12 à 18 mois.

En attendant, Salin reste géré ou plutôt oublié de la ville d'Arles et voit son déclin s'accentuer. Seule une gestion par un conseil municipal élu par tous les Saliniers permettra d'enrayer cette situation.

Preuve de notre déclin et vu l’état du village, certains touristes nous comparent aux  « habitants d'une ville du Far West du 19éme siècle !!! »

  Activités économiques 

      Il ne reste actuellement que 55 personnes pour assurer le fonctionnement.

  • Industrie chimique (groupe Solvay) implantée depuis 1896.

      - 50000 t/an de carbonate de calcium précipité.

      - Principes actifs pharmaceutiques, excipients,

        intermédiaires pour la chimie fine, les

        cosmétiques et la santé. (46m*3 sur 27 réacteurs)

      - 110 personnes.

  • Tourisme. On peut noter la gestion catastrophique de la plage de Piémenson qui est devenu une zone de non droit. Là encore, tout reste à faire.

 

  • Equipements collectifs :

 > 1 école maternelle, 1 école primaire, 1 gymnase, 

 > 1 caserne de pompiers, 1 centre de secours avancé à la plage de Piémençon, 1 mairie annexe, 1 cimetière, 1 salle polyvalente, 1 stade, 1 château d’eau, 1 aire de services sanitaires pour les camping cars, 1 bureau de poste, 1 poste de gendarmerie,

 > 1 capitainerie, 2 bureaux de banque, 3 bureaux d’assurances, 1 antenne de l’office du tourisme d’Arles, 1 réseau électrique indépendant de celui d’Arles, 1 réseau d’adduction d’eau potable indépendant de celui d’Arles, 1 réseau téléphonique indépendant de celui d’Arles.

 > 46 associations, 2 Chapelles Catholiques, 1 Chapelle Orthodoxe.

 Fiscalité locale 

  • Les taux d’imposition appliqués aux Saliniers sont ceux de la commune d’Arles à hauteur de :

Ø      Taxe d’habitation : 23,89%

Ø      Taxe foncière bâtie : 27,15%

Ø      Taxe foncière non bâtie : 54,78%

Ø      Taxe professionnelle : 26,80%

Soit quasiment les taux maximum autorisés par l’administration fiscale sur le territoire national. Pourquoi la zone rurale de Salin est elle assimilée à une commune urbaine ? Là encore, la situation est absurde.


 

 

 

 

 

 

 

 

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